Sous le silence la glace.
Il est temps de parler de la Norvège.
Une nouvelle ancre, un nouveau port. Et c'est un monde à la mer vers lequel m'entraîne depuis des mois ce fou de Fosse. Un monde où Augustin a définitivement réglé son compte au présent, un monde où le temps se compte sous la vie comme une lumière de moins. Cet homme-ours me transforme en marin, me rend avide de repos et de clarté. Là où les mots s'estompent pour se réduire à leur immanquable balbutiement, il rend les corps plein de leur lumière d'avant la naissance.
Comment dire ?
Comment dire la magie de ce musicien, l'alchimie précise et méthodique de ses pages ?
C'est difficile quand on n'est pas norvégien car il faut réduire sa langue à la simple nécessité du sens. Sans entourloupe ni manigance.
Alors
oui
je pars
Décidé de m'embarquer
sur
ses eaux à lui
Et
Oui
je doute
Je doute et j'ai peur
Moi aussi je voulais le repos
Mais
sa lumière
Je n'ai pas pu m'empêcher
de croire à cette scène
où tout partirait
du silence
du choeur et du silence
J'ai cru qu'on pouvait voir
la mer
sur un plateau
Et je crois toujours
Même si ce n'est pas toujours simple
N'est-ce pas
Et j'aime
comme si c'était malgré moi
Dans le sommeil
et l'ennui
J'aime
ce que je ne comprends pas
Lui
je ne le comprends pas
Et je regarde
comme un marin
qui a le phare au dos
et la lumière de la mer
devant lui
Merci Jon
lundi 2 février 2009
Enfin le Clair-Obscur
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